Parmi les ouvriers qui oeuvraient dans cette galerie de charbon, appelée communément “Tunnel”, se trouvaient Elias Mbarak Aoun, et ses copains.
Une créature forte, carrée, trapue, le sourire aux lèvres, les sourcils ficelés, le ventre pansu, et les muscles torsadés.L’autre, Elias Francis Aoun; le frère de Youssef Francis Aoun dit Abou Âtif.
Ainsi, un jeune adolescent qui commençait à voir ses muscles se ciseler, voulut se mesurer à la force primitive d’Elias Mbarak Aoun; dit Abou Tanos. Ce dernier, sans réaliser véritablement sa puissance, d’un tour de bras, embrassa le jeune homme, qui portait alors une pêle, et le serra si fort contre lui, que le manche se brisa et alla se planter dans ses côtes.
Sous la force du choc, l’adolescent tomba par terre, évanoui, et depuis, plus aucun jeune villageois, n’osa affronter le téméraire Abou Tanos, mort depuis.
Les vies s’envolent, mais les écrits restent.