Ma chère Maknounièh doit être bien partagée en cette période des élections.
Comme d’habitude, les quelques âmes qui peuplent ce hameau vont se déchaîner, se déchirer, ne plus se parler, si l’un ne donne pas sa voie à l’autre, faire même appel aux membres de la famille de l’ un ou de l’autre, les plus éloignés.
Enfin, quand la vague élective aura quitté le rivage, alors l’élu fêtera sa victoire sur la Place du village, devant Mar Elias, au son de la poésie traditionnelle, des dances frénétiques Libanaises, des lumières éblouissantes et des feux d’artifice.
Bonne nuit, Maknounièh, jusqu’aux prochaines élections.