Dans un village de Ghosta, au nord du Liban, Abou Fayza, que Dieu le bénisse, n’avait que des filles. Il ne ratait aucune occasion pour cultiver son jardin, et qui sait, peut -être, Rabna, un jour l’écouterait. Tani baten, deuxième ventre, une fille, tout ce qui vient de Dieu est acceptable. Talit baten, troisième ventre, Abou Fayza, ne tenait plus en place. Qu’avait-il fait à Rabna, pour n’avoir que des filles. Il suivait poutant tous les conseils que ses amis lui prodiguaient.Rien à faire, quelques mois après , avec le khamisse et le sabih baten, il ne voyait que des filles.
Un jour, alors que les portes du ciel étaient entrouvertes, Rabna entendit la prière de notre Libanais. Un an après, Abou Fayza a enfine un bébé de sexe masculin.Quelle ne fut sa joie, celle de sa femme, et de tous les villageois, quand ils apprirent l’heureuse nouvelle.
Tout le village était convié , la musique envahissait l’air, les chants résonnaient dans les sphères. Arriva , Abou Jawdé, qui demanda au premier villageois qu’il rencontra. “Dis-moi, à qui ressemble ce bébé ,au père ou à la mère?”
Mais, personne ne sut répondre. En vérité, tout le monde était tellement subjugué par la vue du sexe mâle, que personne ne souleva la tête pour voir à qui ressemblait vraiment l’enfant.